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Graffiti Art Magazine #46

130 pages
29.7 x 21 cm
Language: English, French
Softcover
September 2019

Puisqu’il s’agit de ne plus rien prendre au sérieux à partir de cette rentrée 2019, Graffiti Art revient en allant à la rencontre de quelques artistes solidement établis sur le créneau de l’ironie. Nous avons d’abord été visiter la maison de style « Facteur Cheval » de Carrie Reichardt. La bougresse développe un art sauvage et littéral au féminisme « Datagueule » des plus réjouissants. Autre figure féminine impressionnante, l’artiste conceptuelle britannique Lucy Sparrow qui entend nous montrer la consommation pour ce qu’elle est : un dispositif confortablement dégoûtant. Et puisqu’il n’y a qu’un pas des étagères des hypermarchés jusqu’aux décharges publiques, nous ne quittons pas le Royaume-Uni et nous laissons Dan Rawlings nous balader dans des lieux vagues pour découvrir comment il taille des épaves au chalumeau pour en accélérer le retour à l’état de nature. Ironique toujours, que ce numéro qui sort à quelques jours du Brexit ait une couleur si franchement British. Cela dit, le monochrome n’est décidément pas notre truc. Une grande interview avec l’Espagnol Aryz nous ramène sur les rives d’une figuration plus rigoureuse et le Français Romain Froquet nous présente son nouveau solo show. Quant au dossier, il est consacré à la manière dont Instagram est en train de révolutionner la gestion des carrières des artistes de l’art urbain. Il faut désormais accrocher le follower avec un flux constant d’images sidérantes et si possible… ironiques. L’automne 2019 nous fournit donc bien des motifs de nous réfugier dans une hilarité légèrement forcée. À ce titre, souhaitons d’avance bon courage aux passagers des vols vers Londres qui devront, à partir du jour d’Halloween, s’armer de patience ou traverser à la nage.

€8.70